Anne Pesce 'Seule dans mon Apollo'

 

Exhibition from November 19, 2022 to January 14, 2023

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France Inter ‘Déjà debout’ 16 décembre 2021.

Dans cette chronique, Véronique Olmi se penche sur l’harmonie indispensable entre notre âme et notre corps.

Il est tôt ce matin-là, lorsque, allumant la radio, j’entends parler une peintre que je ne connais pas : Anne Pesce.

Elle dit que tous les jours, à 5 heures et quart (précisément l’heure à laquelle elle parle ce jour-là sur France Inter),

elle part pédaler sur le col de Vence, environ 30 km pour deux heures d’efforts physiques : « Une ascèse méditative spirituelle pour l’élaboration de ma peinture, dit-elle,

un moment répétitif, ritualisé, pour lequel je me mets

en méditation de recevoir sur la surface de mon corps tous les phénomènes atmosphériques et météorologiques.

Ensuite quand je rentre dans mon atelier, je reconvoque toutes ces sensations et j’en cherche les gestes picturaux. »

J’imagine cette femme, dans les dernières heures de la nuit, son visage, que je ne connais pas, son corps, dans le froid,

la montagne déserte, les cris des animaux, le chant

des premiers oiseaux, cette façon de contraindre son corps pour libérer son esprit, cette confrontation et cette acceptation de la nature encore hostile, secrète, avant

le geste créatif. C’est une ascèse, oui, une façon d’offrir aux éléments sa vulnérabilité, et aussi, d’en faire partie. Être là. Dans une présence difficile, une participation respectueuse

au monde, pour redonner ensuite, dans l’expression picturale, ce qui a été reçu.

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Café du Cycliste : Anne Pesce - Crossing the Landscape

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